Les parasites internes du chat - Les vers et autres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les parasites internes du chat - Les vers et autres

Message par BelleMuezza le Ven 31 Juil - 13:34

P R E A M B U L E





Différentes sortes de vers parasitent nos amis à quatre pattes. Il vaut mieux éviter de traiter soi-même l'animal sans être certain de savoir duquel il s'agit car tous les vermifuges n'agissent pas sur tous les vers. Il y a les vermifuges à large spectre et ceux qui traitent un hôte indésirable spécifique. Votre meilleur conseiller sera votre (ou un) vétérinaire. Les conseils d'un professionnel de santé sont l'assurance de débarraser votre chat de ces hôtes indésirables à coup sûr. Le conseil est gratuit... Puisque vous vous adresserez, dans la plupart des situations, à l'assitant(e) vétérinaire qui a la formation requise pour vous donner le produit adapté à la circonstance.



Cela dit, les chats peuvent être porteurs d'une ou plusieurs variétés de vers et ceux-ci ne sont pas forcément visibles! Ils varient en fonction de l'espèce, de l'âge et du mode de vie de l'animal.


Quelques signes caractéristiques du parasitisme intestinal :


- retards de croissance
- troubles digestifs : alternance diarrhée/constipation
- troubles de l'appétit : alternance anorexie/boulimie
- amaigrissement, poil terne
- prurit anal : "signe du traîneau"

Devoir du propriétaire de l'animal :


Tant que faire se peut : éviter la contamination de l'animal


Prévenir les zoonoses (du grec zôon = animal + nosos = maladie - Maladie et infection homme et/ou animal, microbienne ou parasitaire).


Les vermifuges étant non rémanents, il est indispensable de vermifuger à intervalles réguliers son animal.

Traiter tous les animaux du foyer pour optimiser la vermifugation.

L'ingestion d'herbe ne vermifuge en aucun cas.

L'herbe est utile uniquement pour aider le chat à régurgiter les poils morts avalés durant le toilettage....







TOUT FAIRE POUR NE PAS BRISER NOS deux COEURS







Tout faire pour que je puisse compter sur ton bon coeur et que notre amitié dure pour l'éternité...



Dernière édition par BelleMuezza le Sam 1 Aoû - 11:54, édité 3 fois

BelleMuezza


Messages: 431
Date d'inscription: 03/07/2009
Localisation: Essonnes

http://loveanimalianaturali.forumgratuit.org/forum.htm

Revenir en haut Aller en bas

PARASITES INTERNES DU CHAT - LES VERS

Message par BelleMuezza le Ven 31 Juil - 13:44

LE TENIA


Nom scientifique : Taenia pisciformis, Dipylidium caninum
Autre nom : vers solitaire


Ver plat et segmenté qui vit et se développe dans l'intestin grêle du chat.Il est accroché à la paroi de l'intestin par une structure appelée rostellum, une sorte de double couronne de crochets fixateurs portés par le scolex des ténias.

Scolex : extrémité antérieure de forme arrondie qui porte les organes fixateurs tels que les crochets ou les 4 ventouses. Le scolex est attaché a une série de segments appelés proglottis.

Proglottis : segment d'un ver qui contient les organes reproducteurs mâles et femelles (appareil génital hermaphrodite). Chaque proglottis porte des testicules et des ovaires. Les spermes sortent du proglottis par le spermiducte et rentre par le vagin du prochain proglottis pour féconder les ovules. Chaque proglottis peut produire environ 100 000 œufs. Les proglottis matures sont détachés du vers et sortent de l'hôte avec les matières fécales).





Le ténia peut mesurer jusqu'à 80 cm et n'a pas de système digestif ou circulatoire puisqu'il baigne dans la nourriture digérée dans les intestins de leurs hôtes. Ses segments ou anneaux qui ressemblent à des grains de riz renferment des œufs et sont éliminés dans les selles. Ils sont parfois visibles dans les poils qui entourent l'anus. Les puces sont souvent porteuses de larves de ténia.







CAUSES A EFFETS


En se toilettant ou en se léchant pour chasser les puces qui le démangent, le chat se contamine en les avalant.



COMMENT S'EN DEBARRASSER ?


Traitement anti-puce en préventif c'est mieux, sinon en cas d'infestation un vermifuge adapté. Le mieux est de se rendre chez un vétérinaire, pas de consultation à payer, pour se procurer le produit qui sera donné en fonction de l'âge de l'animal et surtout de son poids....

Par ailleurs, la viande crue est aussi un vecteur. Pour éliminer les risques potentiels en dépit des précautions sanitaires qui l'entoure, le mieux est de congeler la viande (le froid tue les oeufs) et de n'en donner qu'en très petites portions... Pourquoi pour éviter que des mouches passent par là et y pondent des oeufs... Un autre vecteur sont les proies ingérées... raison pour laquelle il est conseillé de vermifuger un peu plus souvent les chats allant à l'extérieur, même si deux fois par an est raisonnable....


Sources : diméli and co, notes personnelles

BelleMuezza


Messages: 431
Date d'inscription: 03/07/2009
Localisation: Essonnes

http://loveanimalianaturali.forumgratuit.org/forum.htm

Revenir en haut Aller en bas

PARASITES INTERNES DU CHAT - LES VERS

Message par BelleMuezza le Ven 31 Juil - 14:14

LES ASCARIS


Nom scientifique : Ascaris lumbricoides, nématodes





Ver rond blanc jaunâtre à l'aspect de spaghettis et dont le corps est rétréci aux extrémités. Les femelles adultes font de 20 à 35 cm de long, les mâles adultes de 15 à 30 cm. Il touche principalement le chaton chaton qui se contamine soit directement dans le ventre de sa mère, soit en la tétant après la naissance.

Les formes adultes vivent accrochées à la paroi du tube digestif de l'animal grâce à des ventouses. Il existe des nématodes femelles et des nématodes mâles qui se reproduisent dans le tube digestif.
Dans des conditions favorables (humidité, chaleur et ombre), les larves éclosent en 1 à 2 jours et grandissent dans le sol. Ces larves contaminantes peuvent survivre 3 ou 4 semaines dans la terre. Au contact de l'hôte, elles pénètrent dans sa peau et sont transportées dans le coeur et les poumons par les veines.

Les larves poursuivent leur maturation dans les poumons pendant 10 à 14 jours. Une fois dans les poumons, elles pénètrent les alvéoles et remontent les bronches en direction du pharynx et de la gorge pour être ensuite dégluties.

Une fois dans l'intestin grêle, elles se développent et deviennent vers adultes qui vivent dans le lumen (espace intérieur d'un organe -synonyme : lumière!) ; exemples :

- lumen de l'intestin grêle
- lumen d'un vaisseau sanguin
- lumière du larynx, de l'intestin où ils s'attachent à la paroi intestinale, pouvant causer des pertes de sang sévères chez leur hôte.

Une femelle peut produire environ 200 000 œufs/jour, qui sont dispersés et éliminés par les selles. La Contamination provoquée par l'ingestion de puces infectées par le Dipylidium, par des proies infectées et/ou environnement lorsque l'animal entre en contact avec des larves...

Lorsque les oeufs, contenant une larve, sont ingérés par un jeune carnivore de moins de 6 mois, ils évoluent jusqu’à donner des adultes intestinaux. Les larves libérées dans l’intestin traversent la paroi intestinale, gagnent le foie puis le coeur par le système circulatoire. Elles atteignent ensuite les poumons via les artères pulmonaires, elles sortent alors des vaisseaux pour entrer dans les alvéoles pulmonaires. Elles remontent ensuite jusqu’aux bronches puis à la trachée, avant d’être dégluties et de revenir à l’intestin où elles deviennent enfin des adultes et s’accouplent.

Cette migration, dite entéro-pneumo-trachéo-entérale prend 5 semaines. Le passage par les poumons explique les symptômes respiratoires (toux sans hyperthermie) qui précèdent ou accompagnent les troubles digestifs.

Lorsque les oeufs larvés sont ingérés par des animaux de plus de 6 mois, les larves ont une migration semblable jusqu’aux poumons, mais elles ne rentrent pas dans les alvéoles et repartent vers le coeur via les veines pulmonaires. Elles sont ensuite distribuées dans tout l’organisme par le système circulatoire. Elles vont s’enkyster dans de nombreux organes tout en demeurant vivantes. Elles finiront par y mourir, généralement en 1 an environ chez les mâles. En revanche, les larves enkystées demeurent vivantes et infestantes durant plusieurs années chez les femelles... Raison pour laquelle il faut vermifuger les femelles gestantes : 15 jours avant la mise bas et 15 jours après la mise bas...

CAUSES A EFFETS


Sur le chaton :
- diarrhées
- alternance de vomissements et de constipation
- amaigrissement
- ballonnement abdominal
- retards de croissance
- parfois obstruction intestinale et perforation

Provoque l'ascaridiose. Le vétérinaire examine au microscope l'animal pour déceler la présence d'œufs de parasites ; rachitisme et mortalité surtout pour les chatons... d'où l'importance d'un traitement préventif... ; Alternances de diarrhée/constipation avec un poil piqué et terne.






Les ascarides sont ne sont pas hématophages, mais consomment une grande quantité de glucose, acides aminés, vitamines, oligo-éléments et de minéraux tels que calcium et phosphore. Cette spoliation peut expliquer les troubles osseux constatés chez les chatons fortement infestés et la possibilité de crises convulsives liées à des hypoglycémies. Les vers peuvent obstruer l’intestin grêle des jeunes carnivores en se mettant en pelotes, d’où des signes d’obstruction (diarrhée et constipation). L’irritation digestive qui y est liée peut se traduire par une perforation intestinale et l’apparition d’une péritonite rapidement mortelle.

A SAVOIR : Sont extrêmement résistants et survivent à des températures comprises entre 10°C et 45 °C. Ils ne craignent pas la sécheresse ni le milieu liquide. Ils peuvent demeurer infestant plusieurs années (2 à 5 ans).


Sources : dimélo and co, laboratoires Mérial, notes personnelles.

BelleMuezza


Messages: 431
Date d'inscription: 03/07/2009
Localisation: Essonnes

http://loveanimalianaturali.forumgratuit.org/forum.htm

Revenir en haut Aller en bas

PARASITES INTERNES DU CHAT - LES VERS

Message par BelleMuezza le Ven 31 Juil - 15:02

ANKYLOSTOME


Nom scientifique : nématode


Petit vers qui vit dans le duodénum de son hôte. Ils sont particulièrement agressifs pour la paroi de l'intestin.




Les ankylostomatidoses ou ankylostomoses sont des helminthoses dues à la pénétration, la migration, puis à l'installation dans l'intestin grêle de nématodes Ankylostomatidae.




La présence de ces vers est caractérisée "cliniquement" par une atteinte générale (amaigrissement, anémie), des troubles digestifs (diarrhée), parfois accompagnés par des symptômes respiratoires ou cutanés.

Les ankylostomes sont des petits vers ronds, fins, blanchâtres, mesurant environ 10 mm de longueur. Ils présentent à leur extrémité antérieure une capsule buccale pourvue de crochets (g. Ankylostoma) ou de lames tranchantes (g. Uncinaria).

Les espèces affectées par ce vers : Chiens (et autres Canidae) par Ankylostoma caninum, mais aussi dans les pays chauds par A.brasiliense et A.ceylanicum. Pour les chats : par A.tubaeforme ; plus, à la fois chiens et chats : par Uncinaria stenocephala.

Comme les "strongles" parasites des ruminants ou des chevaux, la formation des larves se fait dans le milieu extérieur, sur des sols herbeux. Si le milieu est favorable, les larves infestantes peuvent survivre plusieurs semaines.

Les animaux vont ingérer les larves ou celles-ci vont pénétrer par voie percutanée. Rapidement, les larves se retrouvent dans le torrent sanguin et migrent via le cœur droit vers les artérioles pulmonaires qu'elles traversent. Elles remontent l'arbre respiratoire et sont dégluties pour redescendre ensuite le tube digestif jusqu'à l'intestin grêle où elles vont devenir adultes. Ce cycle est semblable à celui des ascarides. La durée du cycle est d'environ 6 semaines. Chez les femelles, des larves vont poursuivre leur migration par voie sanguine et se retrouver disséminées dans divers tissus. Elles s'y enkystent et y demeurent plusieurs mois. Chez les femelles gestantes/allaitantes, ces larves peuvent se mobiliser et infester petits par l'intermédiaire du lait. L'infestation in utero semble en revanche exceptionnelle.



CAUSES A EFFETS


Très nombreux, ces vers absorbent une quantité suffisante de sang pour entraîner une anémie et même le décès du chat. Les ankylostomes ne sont pas visibles dans les déjections et ne provoquent pas ou pas systématiquement de troubles digestifs.

Mais on peut noter tout de même un certains nombres de symptômes :

Signes cutanés: La pénétration cutanée deslarves peut se traduire par la présence de papules sur les membres, la face ventrale. Ces zones inflammées sont prurigineuses et peuvent s'infecter. Une adénite des nœuds lymphatiques superficiels a pu être relevée.

Signes respiratoires : La migration des larves peut entraîner, comme lors d'ascaridose des signes de pneumonie avec toux. D'autres signes sont assez caractéristiques de l'ankylostomose : la baisse ou perte de l'odorat, la voie "cassée'' ou plus aiguë, qui modifie les aboiements ou les miaulements, et la possibilité d'épistaxis.

Troubles digestifs : Entérite congestivo-hémorragique, d'où possibilité de diarrhée, parfois profuse et hémorragique.

Troubles généraux : Un parasitisme continu se traduit par une atteinte générale : amaigrissement, fonte musculaire, anémie, évolution vers la mort.

Lésions : Entérite congestivo-hémorragique, présence des vers.

COMMENT S'EN DEBARRASSER ?


Traitement anti-puces, anti-poux.
Vermifugation systématique pour tous les chatons tous les mois jusqu'à l'âge de 6 mois.
Vermifugation 2 fois/an pour les adultes, même sans observation de symptômes. Rappel : pour les femelles gestantes , vermifugation 15 jours avant la mise bas et 15 jours après.
Traitement anthelminthique : De nombreux anthelminthiques, comme les benzimidazoles, sont actifs sur les ankylostomes.

Traitement de l'environnement, retrait rapide des déjections (1 à 2 fois par jour).

A savoir : l'un des principaux vecteurs (outre le côté fortuit environnement contaminé) : les proies, notamment les rats et autres petits rongeurs...




Sources : Diméli and co, Laboratoires Mérial, notes personnelles.

BelleMuezza


Messages: 431
Date d'inscription: 03/07/2009
Localisation: Essonnes

http://loveanimalianaturali.forumgratuit.org/forum.htm

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les parasites internes du chat - Les vers et autres

Message par BelleMuezza le Ven 31 Juil - 16:04

GIARDIOSE A GIARDIA DUODENALIS




Kystes de Giarda
duodenalis
, coloration
au lugol

Kystes de Giarda
duodenalis
, coloration
au lugol

Kystes de Giarda
duodenalis
,
infestation massive

Kystes de Giarda,
sans coloration

Kystes de Giarda

duodenalis

La giardiose est une protozoose infectieuse de l’intestin grêle caractérisée cliniquement par le développement d’une entérite avec diarrhée chronique. Infecte de nombreuses espèces, dont l'homme.

De répartition universelle, caractérisée par l’existence de porteurs sains qui constituent le réservoir du parasite. Il s’agit d’une zoonose, bien que des souches adaptées à chaque espèce hôte soient distinctes. Cette parasitose digestive est fréquente chez le chien et le chat, mais sous-estimée du fait notamment d’une difficulté du diagnostic, qui est basé sur l’examen coproscopique des selles.

Giardia duodenalis est un protozoaire flagellé (Mastigophora), appartenantà l’ordre des Diplomonadida (présence d’une symétrie bilatérale du fait d’une division longitudinale incomplète du parasite) et à la famille des Hexamitidae (présence de 8 flagelles).

Les Giardia se multiplient de façon asexuée par division binaire dans l’intestin grêle. Ils forment un véritable tapis en surface de l’épithélium digestif, provoquant une irritation de la muqueuse et une gêne de la digestion.
Ils se maintiennent sur les parois intestinales grâce aux mouvements de leurs flagelles qui créent un courant liquidien se traduisant par une dépression au niveau du disque adhésif, d’où une action de ventouse.

La physiopathologie des giardioses reste méconnue et l’objet de controverses.


Les sources de parasites sont représentées par les animaux, ou l’homme, porteurs sains. L’infection se fait par ingestion des kystes. Ceux-ci étant sensibles à la dessiccation et aux désinfectants usuels, ils sont surtout présents dans les milieux humides (potagers) et sont véhiculés par l’eau ou des aliments souillés (légumes crus).

Ils résistent plusieurs semaines en milieu humide (2 mois à 8 °C, 1 mois à 21 °C, seulement 4 jours à 37 °C). Il est probable qu’à l’instar de ce qui est observé chez l’homme, toute immunodépression puisse favoriser une expression clinique suite à infection, ou provoquer le passage de l’état d’infecté latent à l’état d’infecté patent.

La giardiose est une protozoose du chien et du chat fréquente en France, touchant les animaux de tout âge, avec une prévalence plus élevée chez les jeunes du sevrage à 2 ans. Elle peut évoluer sous forme «pseu-doépizootique» dans les collectivités.


SYMPTOMES


Les carnivores ayant ingéré des kystes vont exprimer des symptômes en moyenne 1 semaine après infection, mais la durée de l’incubation est très variable d’un animal à l’autre, certains animaux n’exprimant aucun signe d’infection et devenant porteurs.

Deux formes sont possibles, une forme aiguë, la plus rare, et une forme chronique, la plus fréquente.

- La forme aiguë est caractérisée par l’apparition, parallèlement à une altération de l’état général, d’une diarrhée acqueuse, rebelle à tout traitement, de coliques et de ballonnement.

- La forme chronique est caractérisée par l’apparition d’une diarrhée pâteuse, malodorante, compagnée d’une stéatorrhée, d’où la coloration souvent jaunâtre des selles, et leur aspect graisseux.
La fréquence des émissions est souvent augmentée : de 1 fois à 5-6 fois par jour.
Une douleur abdominale est perceptible à la palpation.
L’état général de l’animal s’altère progressivement, amaigrissement, moins d'entrain...
L’appétit est généralement conservé, et une soif importante accompagne ces symptômes.


DIAGNOSTIC

Le diagnostic clinique est impossible, seule la stéatorrhée et l’aspect chronique de la diarrhée, évoluant depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, entrecoupées de phases de rémission, permettent de suspecter une giardiose. Le diagnostic différentiel doit être fait des entérites bactériennes, généralement pyrétiques, et, chez le jeune animal, d’une insuffisance pancréatique exocrine, donnant un tableau clinique tout à fait similaire. L’aspect décoloré et pâteux des selles serait dû à l’inhibition de la lipase pancréatique par les protozoaires, expliquant la ressemblance clinique entre la giardiose et l’insuffisance pancréatique exocrine.

COMMENT S'EN DEBARRASSER ?


L’évolution est favorable après la mise en oeuvre d’un traitement symptomatique (pansements gastro-intestinaux, antispasmodiques) et étiologique. Ce dernier fait appel soit au métronidazole, soit à certains benzimidazoles. Le métronidazole est administré par voie orale, 2 fois par jour, à la posologie de 20 mg/kg, pendant 10 jours. Certains essais ont conclu à une efficacité de 67% (67% des carnivores guéris), et à l’existence de phénomènes d’intolérances tels que nausée, vomissement, ou ataxie. D'autres molécules sont aussi efficaces avec une efficacité proche de 100%... C'est votre vétérinaire qui choisira la molécule la mieux adaptée à la situation...

En chatterie, comme en chenil, son élimination repose sur le fait de conserver les cages propres et sèches (par élimination fréquente des matières fécales), et de désinfecter des sols. Les kystes sont très sensibles aux ammoniums quaternaires (majorité des désinfectants du commerce), mais paraissent assez résistants au chlore (eau de Javel). Lors d’épidémie dans les collectivités, il est nécessaire de traiter non seulement les malades, mais aussi les animaux porteurs qu’il faudra dépister et bien sûr l'environnement....

Sources : Laboratoires Mérial





BelleMuezza


Messages: 431
Date d'inscription: 03/07/2009
Localisation: Essonnes

http://loveanimalianaturali.forumgratuit.org/forum.htm

Revenir en haut Aller en bas

PARASITES INTERNES DU CHAT - LES VERS et autres

Message par BelleMuezza le Ven 31 Juil - 16:51

LEISHMANIOSE


Touche davantage les chiens que les chats, car ils sont rarement (exceptionnellement) infectés...

En bref :

Les infections sont saisonnières du printemps à l’automne.

C'est une protozoose, inoculable, infectieuse, transmise par piqûre de phlébotomes (sorte de moustiques), due ‹ la présence et à la multiplication dans les cellules de la lignée macrophagique de protozoaires flagellés appartenant à l'espèce Leishmania (donovani) infantum.



Les phlébotomes craignent le vent et ne se rencontrent pas sur le rivage. Ils inoculent les leishmanies en piquant les chiens dans les zones glabres : chan-frein, conques auriculaires. Le pelage des chiens ne constitue pas une protection.

L’importance médicale est liée à la gravité de la maladie. Elle évolue progressivement vers la mort de l’animal. Le traitement ne permet qu’une guérison momentanée, il n’entraîne pas l’élimination des parasites et des rechutes ont lieu régulièrement. L’importance hygiénique est liée au fait que les chiens représentent le réservoir de parasites pour l’Homme. Elle n’est cependant pas contagieuse directement du chien à l’Homme.


Se rencontre dans le bassin médi-terranéen, au proche et au moyen-Orient, en Asie centrale et en chine, ainsi qu’en Afrique occidentale sub-saharienne. Elle a été importée en Amérique du Sud et Centrale par les colons européens.
En France, 3 foyers de forte endémicité, présents dans le Sud sont distingués :
• le foyer Cévenne - Languedoc ;
• le foyer Provence - Côte d’Azur, qui s’étend au Nord dans la vallée du Rhône ;
• le foyer Corse.
A côté de ces zones, des foyers d’extension sont observés. Ils sont liés au retour de chiens infectés et à la présence de phlébotomes pouvant étendre le nombre de cas. Des cas peuvent être observés sur tout le territoire et concerner des chiens ayant séjourné dans les zones d’endémie.

Les leishmanies vivent essentiellement au sein des macrophages (dermiques, spléniques, hépatiques, ou de la moelle osseuse). Elles se multiplient par division binaire longitudinale. Les phlébotomes femelles, hématophages, ingèrent des amastigotes au cours d’un repas. Au terme de 15 à 20 jours, des promastigotes infectant pour les vertébrés sont présents dans les glandes salivaires de l’insecte. Elles infectent les cellules du système immunitaire, ce qui provoque un dérèglement immunopathologique.

La prévention reste très limitée du fait de l’absence de vaccination anti-leishmanies et de la difficulté de détruire le vecteur. Il faut éviter les piqûres de phlébotomes. Pour cela certaines mesures simples comme le fait de rentrer les chiens au crépuscule sont utiles.


Leishmania infantum

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous :
http://fr.merial.com/vet/vets/companion_animals/disease/dogcatvet_parasito_int_leishmaniose.asp

BelleMuezza


Messages: 431
Date d'inscription: 03/07/2009
Localisation: Essonnes

http://loveanimalianaturali.forumgratuit.org/forum.htm

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum